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Force reste à la Loi et à Interpol ?

Lundi 21 juillet 2008

La Force reste à la loi … bientôt et d’avantage au Vanuatu aussi ? Notamment pour la lutte contre le blanchiment d’argent et autres transactions financières louches. Si les Australiens ont mené quelques actions policées au Vanuatu (à juste titre ou pas d’ailleurs, cf nos articles précédents sur l’évasion fiscale), le pays n’est pas encore membre d’INTERPOL. Normal pour un paradis fiscal digne de ce nom, nous direz vous ?

Peut être parce que le siège d’INTERPOL est physiquement en France métropolitaine, historiquement à Saint Cloud en région parisienne et décentralisé en 1989 à Lyon. Nous ne le pensons pas, d’autant plus qu’un américain ( Ronald K. Noble ) a succédé en l’an 2000 à un Britannique ( Raymond Kendall ) à la tête d’Interpol qui est ainsi de tête anglo-saxonne depuis 1985.

Interpol rassemble 186 des 195 pays reconnus officiellement dans le monde, plus les Antilles néerlandaises, le Kosovo.. La plupart des mauvais élèves (7 sur 9) se situent dans le Pacifique Sud : la Corée du Nord, on s’en serait douté… le spirituel Vatican qui est aussi la 4ème banque mondiale… et en Océanie les îles Kiribati, les îles Salomon la Micronésie, les Palaos, les Samoa, Tuvalu et notre cher Vanuatu !

PS : INTERPOL a été créé en 1923. Derrière le sigle se cache l’International Criminal Police Organization qui a pour but la coopération des polices de notre belle planète bleue. Interpol fournit des statistiques et des informations aux polices du monde entier et les aides à se coordonner mais ne détient pas ses propres forces d’intervention.

Le Vanuatu, province australienne ?

Mardi 27 mai 2008

L’Australie est le principal acteur étranger au Vanuatu. En tout cas cela semble donner pas mal de droits extra-frontaliers à sa police. En effet, la police fédérale australienne est intervenue à Port Vila récemment, notamment dans des enquètes  auprès d’établissements financiers et d’un cabinet juridique. Le gouvernement de Ham Lini, le premier ministre du Vanuatu n’a pas semblé très dérangé par ces interventions. Sans soute y a t il trouvé son intérêt dans la “purge” financière en cours en laissant faire les austarliens sur son terrritoire. Etonnant toutefois que ce ne soit pas la police du pays qui est pris l’enquête en main. Donc soit la police locale peut paraître incompétente, soit elle peut passer pour bananière ? Plus étonnant encore, les chefs coutumiers des six provinces du Vanuatu n’ont même pas eu le droit de manifester contre ce qu’ils considèrent comme de l’ingérance. Donc soit le gouvernement cautionne sans doute par intérêt à ne pas faire le sale boulot… soit il est impuissant ?

Les chefs coutumiers après une première demande stérile auprès du préfet de police Patu Lui et du ministre de l’intérieur Joe Natuman, ont voulu monter d’un cran la pression auprès de M. Lini. La demande visant l’expulsion des policiers australiens, mais aussi carrément la fermeture de l’ambassade australienne au Vanuatu. Une raison administrative a servis de prétexte pour que le gouvernement de M. Lini refuse le droit de manisfester… Certe l’ordre doit régner mais le Vanuatu reste t il vraiment indépendant, 28 ans après l’indépendance ? En tout cas les montants en jeu dépassent très très très largement le budget annuel du pays..

Ces événements font suite à notre post du 08 mai 2008..

Paradis fiscal et blanchiment

Jeudi 8 mai 2008

Le Vanuatu est connu pour son statut de paradis fiscal, au même titre par exemple que les îles Caïman. En Europe, on regarde aussi ce qui se passe au Luxembourg, au Liechtenstein et en Suisse. Derniers scandales, la liste de personnalités allemandes compromises dans de l’évasion fiscale certainement, voir du blanchiment (?).

Dans le Pacifique, les autorités australiennes (et néo-zélandaises dans une moindre mesure), lorgnent sur le Vanuatu et les pratiques financières qui s’y déroulent. Comme tout paradis fiscal, les chiffres avec beaucoup de “0″ et peu voir pas d’impôt peuvent faire tourner des têtes et faciliter l’opacité de certaines transactions. Certaines personnes ont été récemment suspectées de mise en place de sytème de blanchiment d’argent off-shore, à destination de privilégiés australiens. Suspiscion et estimation minimale des autorités australiennes, 100 millions de $ australiens perdus pour les caisses de Camberra.

 Pour lutter contre les détournements et magouilles financières en tout genre, le gouvernement australien a mis en place le « Wikenby Project ». Ce projet permet notamment à plusieurs agences gouvernementales de se coordonner dans la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales. Le Hic, c’est que le projet aurait déjà couté plusieurs centaines de millions de $ australiens, certains comme Mark Stafford, président de l’Association du centre des finances du Vanuatu parlant de 300 millions de $ AUS… Les agences australiennes sont aussi tenue à obtenir des résultats ?

En tout cas, Robert Agius un australien du Vanuatu, a été arrêté à Perth lors d’un petit retour au pays.. à suivre !